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	Commentaires sur : Les Grappillons	</title>
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	<description>Un site de mémoire et de partage</description>
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		<title>
		Par : Francis Banwarth		</title>
		<link>https://yveline.org/les-grappillons/#comment-586</link>

		<dc:creator><![CDATA[Francis Banwarth]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 17:11:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C&#039;est vrai, Maître Rodriguez était remarquable. Je l&#039;ai connu fin 40&#039; début 50&#039;. Mon père qui avait réussit à se construire un patrimoine de 23 locataires rambolitains pour préparer ses vieux jours avait aussi malheureusement souvent avec les suites de la loi de 48 et des ‘’surfaces corrigées’’ des affaires, des poursuites, des constats. Mais il ne jurait que par ’’Rodriguez’’, l’avoué plaidant, qui trouvait toujours la solution. 
Une fois où je l’accompagnais, j’avais été frappé par son habitude d’utiliser les enveloppes retournées de son courrier reçu pour écrire tous les projets, ses notes, etc. Papa avait ses dossiers avec toutes ces enveloppes jaunes remplies d’une petite écriture serrée ! C’est là qu’il a eu son terrible accident qu’il l’avait beaucoup changé.
Cette maison saute au visage quand on apprécie l’art nouveau en architecture. C’est tellement rare à Rambouillet, peut-être unique. Le plus typique, la signature, c’est la ferronnerie du portail. C’est du Guimard ! cf. porte du Castel Béranger à Paris).
Souvenirs…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est vrai, Maître Rodriguez était remarquable. Je l&rsquo;ai connu fin 40&prime; début 50&prime;. Mon père qui avait réussit à se construire un patrimoine de 23 locataires rambolitains pour préparer ses vieux jours avait aussi malheureusement souvent avec les suites de la loi de 48 et des ‘’surfaces corrigées’’ des affaires, des poursuites, des constats. Mais il ne jurait que par ’’Rodriguez’’, l’avoué plaidant, qui trouvait toujours la solution.<br />
Une fois où je l’accompagnais, j’avais été frappé par son habitude d’utiliser les enveloppes retournées de son courrier reçu pour écrire tous les projets, ses notes, etc. Papa avait ses dossiers avec toutes ces enveloppes jaunes remplies d’une petite écriture serrée ! C’est là qu’il a eu son terrible accident qu’il l’avait beaucoup changé.<br />
Cette maison saute au visage quand on apprécie l’art nouveau en architecture. C’est tellement rare à Rambouillet, peut-être unique. Le plus typique, la signature, c’est la ferronnerie du portail. C’est du Guimard ! cf. porte du Castel Béranger à Paris).<br />
Souvenirs…</p>
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		<title>
		Par : Vincent Struxiano		</title>
		<link>https://yveline.org/les-grappillons/#comment-583</link>

		<dc:creator><![CDATA[Vincent Struxiano]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 10:38:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bonjour

Eh bien quant à moi, je l&#039;avais remarquée depuis longtemps, cette maison, et je m&#039;arrêtais souvent devant pour en contempler les ornements. Certains m&#039;évoquant des serpents, les volets étant toujours fermés, et la bâtisse étant globalement assez délabrée, je l&#039;associais pour ma part à une sorte de maison hantée, et je m&#039;imaginais des scenarii à la Spielberg, une bande de gamins qui y pénètrent nuitamment pour tomber sur Dieu sait quel vieux chnoque à moitié fou, mais finalement pas si méchant... D&#039;ailleurs, à force de m&#039;arrêter devant, il m&#039;est arrivé de voir son occupant en sortir ou y entrer, et j&#039;avais été surpris de constater à quel point il ressemblait à sa maison, et au vieux chnoque (je le dis très affectueusement) que je m&#039;imaginais. C&#039;était un monsieur âgé, bossu, aux allures de SDF, avec des cheveux longs blancs et sales en bataille, il portait toujours un pantalon trop long aux ourlets décousu, des godasses misérables et un imperméable miteux. Un jour que je revenais de la pharmacie, je l&#039;avais trouvé assis sur le trottoir près du rondpoint de la rue du Gal Humbert, j&#039;étais allé le voir, pour lui demander s&#039;il allait bien, s&#039;il avait besoin d&#039;aide, et j&#039;avais alors été frappé par sa voix, une voix très faible, mais d&#039;une douceur absolument incroyable. Il m&#039;avait dit que non, il n&#039;avait pas besoin d&#039;aide, il m&#039;avait souri d&#039;un sourire aussi doux que sa voix, &quot;je me repose&quot;. J&#039;ai hésité à en faire plus, car je ne voulais pas me montrer insistant ou aller contre sa volonté, et d&#039;un autre côté il me semblait en mauvaise santé. Je regrette un peu aujourd&#039;hui, même si je pense que cela n&#039;aurait pas changé grand-chose à l&#039;issue qui paraissait assez proche, mais je suis en tout cas peiné d&#039;apprendre sa mort. Dernier détail, si je ne me trompe pas, il y avait dans le garage dont la porte ne tient plus que par un &quot;gong&quot; (sic - :-D ), un cabriolet rouge, qui détonnait totalement du reste, que ce soit la maison ou son occupant !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour</p>
<p>Eh bien quant à moi, je l&rsquo;avais remarquée depuis longtemps, cette maison, et je m&rsquo;arrêtais souvent devant pour en contempler les ornements. Certains m&rsquo;évoquant des serpents, les volets étant toujours fermés, et la bâtisse étant globalement assez délabrée, je l&rsquo;associais pour ma part à une sorte de maison hantée, et je m&rsquo;imaginais des scenarii à la Spielberg, une bande de gamins qui y pénètrent nuitamment pour tomber sur Dieu sait quel vieux chnoque à moitié fou, mais finalement pas si méchant&#8230; D&rsquo;ailleurs, à force de m&rsquo;arrêter devant, il m&rsquo;est arrivé de voir son occupant en sortir ou y entrer, et j&rsquo;avais été surpris de constater à quel point il ressemblait à sa maison, et au vieux chnoque (je le dis très affectueusement) que je m&rsquo;imaginais. C&rsquo;était un monsieur âgé, bossu, aux allures de SDF, avec des cheveux longs blancs et sales en bataille, il portait toujours un pantalon trop long aux ourlets décousu, des godasses misérables et un imperméable miteux. Un jour que je revenais de la pharmacie, je l&rsquo;avais trouvé assis sur le trottoir près du rondpoint de la rue du Gal Humbert, j&rsquo;étais allé le voir, pour lui demander s&rsquo;il allait bien, s&rsquo;il avait besoin d&rsquo;aide, et j&rsquo;avais alors été frappé par sa voix, une voix très faible, mais d&rsquo;une douceur absolument incroyable. Il m&rsquo;avait dit que non, il n&rsquo;avait pas besoin d&rsquo;aide, il m&rsquo;avait souri d&rsquo;un sourire aussi doux que sa voix, « je me repose ». J&rsquo;ai hésité à en faire plus, car je ne voulais pas me montrer insistant ou aller contre sa volonté, et d&rsquo;un autre côté il me semblait en mauvaise santé. Je regrette un peu aujourd&rsquo;hui, même si je pense que cela n&rsquo;aurait pas changé grand-chose à l&rsquo;issue qui paraissait assez proche, mais je suis en tout cas peiné d&rsquo;apprendre sa mort. Dernier détail, si je ne me trompe pas, il y avait dans le garage dont la porte ne tient plus que par un « gong » (sic &#8211; 😀 ), un cabriolet rouge, qui détonnait totalement du reste, que ce soit la maison ou son occupant !</p>
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